Apprenez par cœur ! Un passage forcé mais démodé ? C’est à travers ce paradoxe que l’on peut réellement introduire ce thème de l’apprentissage de la mémoire, qui inquiète beaucoup d’élèves.
I/Apprendre par cœur : un exercice essentiel et progressif
Apprendre par cœur : certains en font la pierre angulaire de leur parcours, d’autres y voient un frein à la pensée personnelle. Pourtant, impossible de s’en débarrasser si l’on vise la réussite dans les études, du collège à l’université. Prenez un futur médecin : impossible d’échapper à la mémorisation de listes, de classifications, de définitions, même si les cursus ont évolué. Pour les élèves en prépa scientifique, les formules mathématiques, les théorèmes ou encore les citations de philosophie s’accumulent à mémoriser. Quant aux khâgneux, difficile de se soustraire aux dates d’histoire ou aux listes de vocabulaire en langues anciennes. Les concours, eux, n’ouvrent pas la porte au dictionnaire.
Certes, l’apprentissage de la mémoire semble moins déterminant à l’heure où toute information se trouve sur un smartphone. Mais pour réfléchir, critiquer, articuler un raisonnement solide, il faut d’abord posséder une matière première : la connaissance, maîtrisée en profondeur.
Travailler la mémoire, c’est un terrain de jeu à égalité : le travail paie, à condition d’adopter la méthode adaptée. Car il n’existe pas de technique universelle pour apprendre par cœur. Chacun doit trouver la sienne, en fonction de ses points forts : auditif, visuel, ou passionné d’écriture. Le chemin vers une mémoire solide se construit sur mesure, pas à pas.
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Apprendre par cœur, un exercice frustrant et pointé ?
Les élèves n’ont pas tous la même mémoire. Certains retiennent mieux ce qu’ils entendent : c’est la mémoire auditive. D’autres impriment ce qu’ils écrivent : la mémoire manuscrite, ou « biblique ». D’autres encore fonctionnent par images, schémas, couleurs : c’est la mémoire visuelle. Chacun peut donc repérer sa ou ses méthodes pour mémoriser efficacement, avec un peu de persévérance. Nul n’est condamné à l’échec si l’on prend le temps de bien se connaître.
Pour s’orienter, il existe d’ailleurs des tests pour cerner son profil mémoriel. Peu importe la technique choisie, deux principes font la différence. D’abord, l’apprentissage doit être actif : il ne suffit pas de lire ou d’écouter passivement, il faut reconstituer le savoir sans support, en se mettant à l’épreuve. Ensuite, l’intérêt compte : on retient mieux ce qui nous passionne, ce qui suscite la curiosité. Apprendre le cœur, c’est aussi apprendre avec le cœur.
Autre point : la régularité. Mieux vaut plusieurs séances courtes et espacées qu’un marathon de dernière minute. Cette approche progressive permet de revisiter ce qui a été acquis, de consolider les acquis.
Le travail de mémoire commence dès la classe : écouter activement, poser des questions, c’est déjà mémoriser. Revoir un cours la veille, le structurer en parties, nommer les sections : toutes ces étapes rendent l’apprentissage plus solide.
Pour saisir cette progression, la « Pyramide d’Edgar Dale » offre un repère. Ce schéma hiérarchise les modes d’apprentissage et rappelle qu’on n’assimile pas tout d’un bloc, mais par étapes, du plus simple au plus complexe.
II/Comment apprendre par cœur ?
Il s’agit donc d’identifier la ou les méthodes qui vous ressemblent, de les combiner si besoin, et de comprendre que la complémentarité fait la force.
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1/ Apprendre par cœur avec la méthode manuscrite (« biblique »)
Première méthode : écrire pour retenir. Cette technique a fait ses preuves chez bien des étudiants. Elle commence par une lecture attentive du cours, d’abord rapide, puis approfondie, avec annotations, titres, remarques et liens vers d’autres notions. L’enjeu : rendre la relecture active, pas passive.
Une fois ce travail fait, il reste une étape-clé : la réécriture du cours de mémoire, sur feuille blanche. Pas question de tricher : on referme cahiers, ordinateurs, téléphones, et on écrit tout ce dont on se souvient. Abréviations, schémas, peu importe : l’essentiel est de recréer le cheminement du cours. Rapidement, on se rend compte des oublis, on bute sur des détails, on s’arrête… C’est là que le cerveau enregistre vraiment.
On compare ensuite sa restitution à l’original. Chaque oubli, chaque erreur, crée une émotion, un déclic. On s’en souviendra bien mieux lors de la prochaine révision. Stanislas Dehaene, spécialiste des sciences cognitives, l’affirme : l’alternance entre apprentissage, restitution et auto-évaluation optimise la mémoire.
Pour gagner en efficacité, il est judicieux de consigner dans un fichier à part toutes les informations régulièrement oubliées. Ainsi, on cible les points faibles à retravailler. Cette méthode, parfois fastidieuse, forme à une restitution rapide et structurée des connaissances, utile lors des contrôles ou des dissertations.
2/ Méthode complémentaire : les acronymes
Pour retenir des listes ou des séries d’arguments, la méthode des acronymes vient renforcer la mémorisation écrite. Elle consiste à associer chaque élément à la première lettre ou syllabe, puis à créer un mot ou une formule facile à mémoriser.
Voici quelques exemples concrets :
- Pour un devoir de philosophie : « 7 M » (Montesquieu, Machiavel, Marx, Merleau-Ponty, Maimonide, More…)
- En économie : « PRDF » (Production, Régulation, Dépenses, Fiscalité)
- Pour les empereurs romains : inventer un mot-valise regroupant les premières syllabes (« Caesautique » pour César, Auguste, Tibère, etc.). Associer le mot formé à une image ou une anecdote permet de fixer la séquence.
3/ Apprendre par cœur avec la méthode auditive
Il y a ceux qui retiennent mieux en écoutant. Pour eux, la méthode auditive consiste à enregistrer le cours, puis à l’écouter régulièrement. Idéalement, on s’enregistre soi-même en récitant la leçon, car cela rend l’apprentissage plus dynamique.
Le casque sur les oreilles, on répète l’écoute dans différentes situations : à la maison, en marchant, en faisant du sport. Ajouter des commentaires ou des remarques personnelles à l’enregistrement peut aider à enrichir la compréhension. Cette méthode s’adapte à tous les moments de la journée, rendant la mémorisation moins contraignante.
4/ Apprendre par cœur avec la méthode visuelle
Certains ont besoin de voir pour retenir. Pour eux, le recours à des schémas, des codes couleur, des cartes mentales fonctionne particulièrement bien. Après une première relecture critique du cours, on peut organiser les informations sur une feuille : rectangles pour les notions-clés, cercles pour les exemples, couleurs pour hiérarchiser. Un code couleur personnel rend le plan plus lisible et attire l’attention sur les points à mémoriser.
Le but : visualiser d’un seul coup d’œil la structure du cours et faire des associations mémorables. La mémoire photographique se nourrit de cette organisation graphique.
5/ La méthode des lieux : mémoriser grâce à l’espace
Cette technique, héritée de l’Antiquité, consiste à associer chaque élément à retenir à un lieu précis, réel ou imaginaire. On construit un parcours mental : chaque pièce d’une maison, chaque magasin d’une rue, devient le support d’une information.
Exemple : pour mémoriser un vers de Baudelaire, on se visualise regardant le ciel bas depuis sa fenêtre, puis on imagine la pesée sur une balance, puis le couvercle posé sur un bol en cuisine. Pour une liste de vocabulaire, chaque boutique de la rue symbolise un mot : le boulanger pour « demain », le boucher pour « couteau », le poissonnier pour « combat ». Cette scénarisation permet de fixer la séquence d’éléments dans la mémoire.
III/ Apprendre par cœur ne suffit pas…
Se promener mentalement dans une maison ou une rue pour mémoriser : voilà une méthode aussi ancienne qu’efficace. Mais il ne faut pas perdre de vue l’essentiel.
1/ Ce qui compte, c’est la qualité de la réflexion, pas la quantité de connaissances
Bravo, vous avez musclé votre mémoire ! Mais attention au piège : se contenter d’apprendre par cœur sans pencher vers la réflexion personnelle, c’est risquer de passer à côté du sujet. Montaigne, déjà, mettait en avant la nécessité d’« avoir une tête bien faite plutôt qu’une tête bien pleine ».
Pour les contrôles de connaissances, la restitution pure suffit parfois, notamment au lycée ou en première année de médecine. Mais dès qu’il s’agit de composer un essai, de passer un concours sélectif, ou de répondre à une question ouverte, la pensée critique prime. Réussir un devoir de philosophie, par exemple, ne consiste pas à réciter son cours mais à prendre du recul, à questionner, à mettre en perspective. Dans une épreuve d’admission, ce n’est pas la quantité de savoir alignée qui fera la différence, mais la capacité à adapter et à mobiliser ses connaissances au service d’une réflexion originale.
2/ Deux histoires pour comprendre…
Apprendre par cœur n’est donc pas une garantie absolue, et peut même freiner la réflexion.
Premier souvenir : lors de ma première dissertation d’histoire en prépa littéraire, j’avais mobilisé toutes mes dates et références, persuadé que la clé résidait dans l’accumulation. Mais le sujet « Le premier XXe siècle : l’âge des extrêmes ? » exigeait une analyse, pas une chronologie exhaustive. Résultat : un devoir dense, mais hors sujet.
Deuxième expérience : ma première interrogation orale de philosophie en hypokhâgne. Le sujet, « Quel est le nom de Dieu ? », sortait des sentiers battus. Ne disposant que de quelques souvenirs sur Spinoza, j’ai choisi de me concentrer sur la réflexion personnelle. À l’oral, on attend justement cette capacité à s’approprier la question, à dépasser la simple restitution.
La leçon : il faut conjuguer connaissances solides, acquises par cœur, et réflexion personnelle, adaptée au sujet. Trouver cet équilibre demande du temps, de l’entraînement, et parfois, d’accepter de délaisser la mémorisation pure quand elle ne sert plus le propos. L’apprentissage de la mémoire est nécessaire, mais il ne fait pas tout.
Comment choisir son surligneur pour la mémorisation des leçons ?
Comme mentionné plus haut, l’une des techniques les plus efficaces pour mémoriser une leçon consiste à utiliser un surligneur. Cet outil vous permet de marquer les zones les plus importantes, et ainsi de les garder en mémoire plus facilement. Étant donné qu’il existe plusieurs modèles de surligneur sur le marché, nous vous proposons de découvrir les principaux critères à considérer pour bien choisir le vôtre.
La couleur du surligneur
Le premier critère à prendre en compte pour choisir un surligneur, c’est la couleur de celui-ci. Il faut savoir en effet que chaque couleur correspond à une émotion particulière. Vous pouvez aussi mettre en place votre propre code de couleur, pour marquer différemment les passages à garder en mémoire.
Vous aurez donc le choix entre les surligneurs de couleur rouge, de couleur bleu, de couleur jaune, etc. L’idéal serait d’ailleurs d’avoir toutes ces couleurs, afin d’alterner en fonction de l’importance de chaque passage que vous souhaitez mémoriser.
La pointe du surligneur
Le deuxième critère à considérer pour choisir un surligneur, c’est la pointe de celui-ci. Comme pour les stylos, la pointe d’un surligneur peut varier en fonction du modèle. Vous aurez donc des modèles à bout pointu, tandis que d’autres peuvent être obliques. Ces derniers sont les plus adaptés car ils offrent un tracé suffisamment épais pour couvrir des lettres.
L’encre du surligneur
Pour finir, choisissez votre surligneur en prenant en compte l’encre utilisée par le fabricant. Selon le modèle, vous pourrez trouver des surligneurs avec de l’encre indélébile, ou d’autres avec de l’encre facile à effacer.
Il est possible également de trouver des modèles de surligneur à encre rechargeable, ce qui vous permet d’utiliser votre accessoire beaucoup plus longtemps. Tout dépend en réalité des envies et des préférences de chacun. Quoi qu’il en soit, vous pourrez vous offrir des lots de plusieurs surligneurs avec un budget inférieur à 10 €.

