Tout sur la chouette hulotte
La chouette hulotte est discrète, ce qui ne l’empêche pas d’être très connue…
C’est l’espèce la plus connue : on connaît ses hululements répétés, qui sont souvent utilisés pour des films ou des documentaires. C’est aussi l’espèce de rapace nocturne la plus commune.
Sait-on combien de chouettes hulottes vivent dans les forêts de Meudon et de Fausses-Reposes ?
Sur ce secteur, il n’y a pas de dénombrement spécifique de cette espèce. Les données pour la hulotte concernant le bois de Meudon sont d’un minimum de 5 à 7 couples. Mais des écoutes nocturnes aléatoires vers 2000 nous permettent d’estimer la population à une vingtaine de couples.
Ces chiffres sont corrects au regard de la population de l’espèce en Ile-de-France. Cela s’explique par le fait que la forêt a des arbres anciens avec des cavités naturelles, utiles à l’installation des nichées de la chouette.
Quel est justement le mode de vie de ce petit rapace ?
La chouette hulotte est le rapace nocturne le plus adaptable de tous : on la retrouve dans des parcs urbains, y compris à l’intérieur même de Paris. Il lui suffit de trouver des arbres anciens avec des cavités et une végétation dense pour son habitat et sa reproduction. Il lui faut plusieurs cavités disponibles sur son territoire. Elle change en effet de cavité quand celle-ci est pleine de pelotes de rejection, de déjections et de parasites, en gros tous les 3-4 ans.
La chouette hulotte est sédentaire. Une fois formé et sauf accidents, un couple reste fidèle durant toute sa vie. En moyenne une chouette vit entre 8 et 15 ans. Sachant qu’elle est adulte dès un an, la chouette se reproduira une dizaine de fois dans sa vie, au printemps. La reproduction et le nombre d’œufs pondus (jusqu’à 9 les années exceptionnelles) dépendront cependant de la quantité disponible de nourriture.
Crédit photo : CORIF
Son territoire de chasse, de 70 hectares en milieu rural, est de 20 à 30 hectares en milieu urbain. La chouette est un prédateur en fin de chaîne. Sur les massifs de Meudon et de Fausses-Reposes, elle mange des micromammifères tels les musaraignes, les campagnols de champs, voire des taupes. Elle ne dédaigne pas les passereaux (moineaux, pinsons…). Elle chasse à l’affût, perchée sur une branche d’arbre ou un poteau. Pour les passereaux, elle agite de ses ailes les branches des buissons où dorment les oiseaux, ce qui les panique et les met à la merci du rapace.
Comment mieux protéger son environnement ?
La chouette hulotte est une espèce protégée. Elle est soumise à des pressions du fait de la disparition tendancielle des vieux massifs, causée par l’exploitation forestière. La mise en place de nichoirs est une solution facile et efficace. Mais attention ! Il faut bien se renseigner sur les potentialités du site où l’on implante les nichoirs. Certains sites, surtout les milieux ouverts et les vergers, peuvent accueillir la chouette chevêche, une espèce en déclin en Ile-de-France et très vulnérable. La hulotte peut chasser la chevêche : c’est pourquoi dans l’intérêt de la préservation de chaque espèce, il faut agir avec discernement.